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Accueil à l'église
L'accueil se fait dans le bureau situé au seuil de l'église,
- du lundi au vendredi :
de 9h à 12h et de 16h à 19h
- le samedi de 10h à 12h
Vacances scolaires (18 février - 4 mars) :
le bureau d’accueil est ouvert de 16h à 19h et le samedi de 10h à 12h
Responsable : Annie ALUNNI
194 rue Raymond-Losserand
tél. : 01 45 43 13 16
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Notre activité
L 'équipe d'accueil (12 permanents et 2 remplaçants) nous détaille son objectif et son activité.
Le bureau de l'accueil est au seuil de l'église. Cette situation résume tout.
Les gens qui viennent nous voir ne sont pas tous des fidèles.
Il y a d'abord les gens qui sont à un tournant de leur vie : ils vont se marier, ils ont décidé de faire baptiser leur enfant, ou le l'inscrire au catéchisme, ils viennent de perdre un proche et souhaitent des obsèques chrétiennes. Pour la plupart d'entre eux ce seront les seuls moments où ils demanderont quelque chose à l'Eglise.
La première personne d'Eglise qu'ils rencontrent c'est nous. Le mot accueil prend là toute sa signification, et ce n'est pas à nous, derrière le bureau, que revient le monopole de la parole de Dieu. C'est au nom du Christ que nous sommes ensemble, Il est avec nous, et la parole de Dieu peut venir des mots de l'accueillant, de ceux de l'accueillir ou des silences entre eux.
Le bonheur de se marier ou d'avoir décidé de faire baptiser son enfant éclaire d'une façon différente la vie des gens, c'est à nous d'abord, avant le prêtre, qu'ils vont parler. Il est important d'accueillir ces mots.
Pour les obsèques, ensemble nous cherchons à faire une célébration qui corresponde vraiment à vie du défunt. Ce moment, comme la célébration elle-même, apporte un peu de paix à la famille. Relire la vie de celui qu'ils ont aimé, à la lumière des textes de la parole de Dieu, peut redonner confiance à ses proches, ils peuvent ainsi retrouver, eux aussi, un sens à leur vie.
Nous servons d'intermédiaire avec le prêtre qui va célébrer et nous assistons à la cérémonie pour assister la famille et montrer la compassion de la communauté.
Ces événements sont des passages « obligés » des rencontres officielles avec l'Eglise, mais nous rencontrons, aussi beaucoup d'autres personnes.
La porte de l'église est ouverte, nous sommes le visage qui symbolise cette ouverture.
Passer le seuil de l'église demande toujours un gros effort. Certains s'en sortent de façon agressive : cette Eglise qu'ils voulaient parfaite est composée d'individus méchants, bornés, de vraies grenouilles de bénitier, de gens qui se croient forts et protégés. Nous n'avons pas le monopole de la vertu (notre premier pape n'a-t-il pas trahi trois fois). Alors un dialogue peut s'installer où nous ne cherchons pas à justifier, mais à voir ensemble le problème. Christ encore une fois est entre nous.
D'autres cherchent un prétexte : « A quelle heure la prochaine messe ? » ou « je voudrais acheter une bougie » etc.. Derrière ce prétexte il s'agit pour nous de découvrir la vraie question. Dans le dialogue qui s'instaure, toujours avec une petite place pour le grand troisième, Dieu lui-même, nous n'aurons pas toujours les réponses. Les questions redites ensembles permet à chacun de cheminer.
Puis nous pourrons proposer des prolongements à ces moments, si la personne veut faire quelque chose essayons de l'insérer dans une activité de la paroisse. S'il veut continuer à réfléchir, s'il cherche le baptême nous pouvons le diriger vers un groupe ou même le catéchuménat. Notre discernement doit alors être en éveil.
Toujours nous sommes la vitrine de la communauté. Ce premier visage que rencontre celui qui entre doit être à l'image de la bonne nouvelle. Comme le clocher de l'église rappelle au quartier que l'espoir est possible, notre accueil, à celui qui a osé passer la marche, doit montrer que chacun a sa place dans la communauté Eglise.
Anne Lambert, Rosaire Infos, mars 2006
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